Lundi 26 décembre 2011
Épilogue
Ça m’arrive immenquablement en écoutant certaines chansons. Vu que le phénomène s’est déjà produit plusieurs fois, je pense pouvoir prévoir la sensation, mais non, je n’anticipe jamais son ampleur.
Tout d’un coup, je me retrouve sur mon vélo, sous la pluie, sur le chemin du retour de l’école. À mon bureau, buvant une tisane au gingembre et citron préparée par Nina. Essayant de jouer un morceau que j’avais entendu dans un film, sur le piano d’Anja. Allant la retrouver dans un café à Nørrebro, poussant mon vélo dans la neige. Regardant les décorations de Noël faites par Maj-Britt à travers la fenêtre.
C’est fort et complet, tout y est, le cuir de mon casque qui colle à mes oreilles après trop d’heures d’écoute, le pli de ma chaussette à ce moment là, les bruits de la ville ou des gens autour, même les odeurs.
Et, après un temps de divagation, je me rends compte à quel point je suis là, là, à Paris, dans ma cuisine, dans le métro, à mon nouveau bureau. À quel point ces moments là sont des souvenirs. Des moments sur-cristalisés par ce contexte particulier, ce lieu différend qui les rend loins et spéciaux, et précieux. 
Au début, ça m’a rendue triste, d’une extrême mélancolie. Mais maintenant, quand ces flashs sensoriels arrivent, simplement je m’arrête, et je savoure.

Lundi 26 décembre 2011

Épilogue

Ça m’arrive immenquablement en écoutant certaines chansons. Vu que le phénomène s’est déjà produit plusieurs fois, je pense pouvoir prévoir la sensation, mais non, je n’anticipe jamais son ampleur.

Tout d’un coup, je me retrouve sur mon vélo, sous la pluie, sur le chemin du retour de l’école. À mon bureau, buvant une tisane au gingembre et citron préparée par Nina. Essayant de jouer un morceau que j’avais entendu dans un film, sur le piano d’Anja. Allant la retrouver dans un café à Nørrebro, poussant mon vélo dans la neige. Regardant les décorations de Noël faites par Maj-Britt à travers la fenêtre.

C’est fort et complet, tout y est, le cuir de mon casque qui colle à mes oreilles après trop d’heures d’écoute, le pli de ma chaussette à ce moment , les bruits de la ville ou des gens autour, même les odeurs.

Et, après un temps de divagation, je me rends compte à quel point je suis là, là, à Paris, dans ma cuisine, dans le métro, à mon nouveau bureau. À quel point ces moments là sont des souvenirs. Des moments sur-cristalisés par ce contexte particulier, ce lieu différend qui les rend loins et spéciaux, et précieux. 

Au début, ça m’a rendue triste, d’une extrême mélancolie. Mais maintenant, quand ces flashs sensoriels arrivent, simplement je m’arrête, et je savoure.